APPEL A VIGILANCE

Il y a depuis plusieurs jours, des départs de feux, aussi, nous vous demandons d'être attentifs afin de signaler des comportements douteux.

IMG 0891C'est un petit sommet de 516 m d'altitude que l'érosion a décapé pour former ce groupement si singulier de rochers d'où l'on observait jadis (avant la plantation des résineux) un immense horizon.

Ce site donne tout son intérêt au paysage environnant, surtout depuis la réalisation, en 1977, par la ville de Limoges, du lac-barrage du Mazeau, situé au nord du chaos rocheux.

Les anciens du pays ( du Mazeau ou de Seignedresse) se souviennent encore qu'après la dernière guerre, c'était, autour des rocs, le domaine de la lande. La beauté largement déployée de cette lande, çà et là piquetée des troncs argentés de quelques frêles bouleaux devenait, au printemps, tachetée des ors du genêt. L'été, elle se couvrait de bruyère toute mauve avec, de loin en loin, la présence de quelques genévriers de grande taille et quelques rares pieds de houx.

Ainsi, sur cette colline sauvage, les rocs légendaires dans lesquels les anciens voyaient comme un aigle dressé, surveillant, le soir, le large horizon, n'ont cessé depuis les temps le plus reculés, de parler à l'imagination des hommes. Et, aujourd'hui encore, le promeneur ne manque pas d'y être pénétré d'une troublante sensation de mystère...

Dans sa "Monographie" du canton de Laurière" A. LECLERC en parle.
Dans ses "Carnets de Voyage", Arthur YOUNG, qui en 1787 avait traversé les Monts d'Ambazac, parle de l'aspect général du pays "qui est le plus beau que j'ai vu en France" (citation). Il note les "silhouettes granitiques jouant amoureusement avec l'ombre des hêtres sur un tapis de bruyère, faisant ainsi naître une bien séduisante harmonie de la nature". Il est possible sans pour autant pouvoir l'affirmer avec certitude, que cette colline à lande de bruyère ait retenu son attention poétique et, peut-être même, l'ait inspiré. Il parle, en effet, "d'une colline où les bouleaux secouent leurs frêles crinières au plus léger des vents sur un tapis où les tonalités fondues des bruyères attirent l’œil et le retiennent; un lieu où le temps se respire".

Où, mieux qu'en cette colline de Pierre-Millier peut-on trouver une telle analogie avec les paysages des Monts d'Ambazac décrits par cet illustre grand voyageur?

 

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